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samedi 15 septembre 2007

Pour une rentrée zen

La rentrée scolaire et l’année scolaire sont de grands moments pour les enfants : ils y passent la majorité de leur temps. Leurs parents ne sont pas en reste. Certains donnent l’impression que ce sont EUX qui font leur rentée ou qui suivent la scolarité.

Certains parents attachent beaucoup trop d’importance à la rentrée scolaire. Ils en font toute une montagne, ils angoissent, ils stressent. Et, malheureusement, leur réaction rejaillit sur les enfants. Peut-être que ces derniers n’appréhendaient pas du tout la rentrée, trop contents de retrouver leurs camarades. Mais, à force de s’inquiéter, les parents finissent par leur transmettre leur peur.
Ces derniers sont angoissés à l’idée de voir leurs enfants s’éloigner d’eux. Ils ont l’impression de ne plus avoir aucune prise sur eux quand ils sont à l’école. Ils ressentent cela comme une séparation, comme une rupture de l’interdépendance parents-enfants qu’ils n’ont pas choisie.

Certes, pour certains enfants, notamment ceux qui rentrent à la Maternelle, au CP, en 6ème, leur rentrée est particulière, un nouveau palier est franchi. Il est normal qu’ils angoissent un peu mais n’en rajoutez pas. Evitez de leur mettre la pression, de leur rappeler sans arrêt que c’est bientôt la rentrée. Laissez-les profiter de la fin de leurs vacances. Rassurez-les en leur disant qu’une rentrée n’est pas si grave que cela, qu’ils se feront de nombreux camarades, qu’ils apprendront beaucoup de choses, etc.
Ne faites pas de la rentrée un jour si extraordinaire que cela. Dites-vous que c’est un jour comme un autre. En effet, dans les 10 mois à suivre (en dehors des vacances scolaires bien sûr), votre enfant se rendra tous les matins à l’école, il mangera peut-être à la cantine, il rentrera faire ses devoirs.

Les parents ressentent également une certaine appréhension à déléguer, à partager leur autorité avec les professeurs. Ils les considèrent comme des rivaux. Le pire c’est qu’il arrive souvent que certains parents remettent en cause purement et simplement les décisions, l’autorité des professeurs. Cela peut s’avérer très dangereux. Immanquablement, l’enfant, prenant au mot les dires de ses parents, rejettera aussi l’autorité de ce professeur. Chaque année, l’actualité relate des cas où des parents ont molesté des professeurs.
Les parents ont le devoir, l’obligation de respecter les professeurs de leurs enfants (dans la mesure où ces derniers font correctement leur travail, évidemment). Si vous jugez qu’ils agissent mal ou prennent des décisions surprenantes, rien ne vous empêche de le rencontrer et d’en discuter. L’essentiel est de laisser votre enfant en dehors de cela.

En outre, certains parents ont peur de ce qui se passe dans la cour de récréation et aux portes de l’établissement. Certes, leur crainte est justifiée dans certains cas et les faits parlent d’eux-mêmes : rackets, jeu du foulard, bouc émissaire, intimidations, moqueries… sont le lot quotidien de certains enfants qui vivent un véritable cauchemar en allant à l’école. Dans ces cas très précis, il faut essayer de faire parler votre enfant. Si la discussion, le dialogue sont monnaie courante au sein de votre famille, il s’exprimera de lui-même. Sinon, si vous voyez que votre enfant va mal, qu’il ressent un certain mal-être, au détour d’une discussion, parlez-lui du racket, du jeu du foulard, etc. et peut-être qu’il se dévoilera. C’est çà aussi le rôle de parent : ressentir les angoisses de son enfant, en discuter, lui offrir surtout un univers familial où tout se dit, où rien n’est tabou.

Votre enfant doit surtout évoluer dans un climat familial serein, calme. Evitez que votre organisation domestique tourne toute entière autour de l’école.
Certains parents ont tendance à « fliquer », à imposer un emploi du temps très strict à leur enfant parce qu’ils ont peur qu’il ne dispose pas de suffisamment de temps pour faire ses devoirs, pour pratiquer des activités extrascolaires. Or, ceci, c’est agir au détriment de l’épanouissement, du bien-être de l’enfant. A trop vouloir lui imposer des horaires trop précis, votre enfant finit par se sentir prisonnier, n’ayant plus la possibilité de souffler un peu. Il reproduit le schéma métro-boulot-dodo de ses parents, alors qu’il n’est qu’un enfant, un enfant qui a besoin de vivre sa vie d’enfant, de se reposer, de rêver.

Alors, bonne rentrée à tous et n’oubliez pas, soyez zen !

Co-auteurs : BRUNET Isabelle (spécialiste en développement personnel) et GAWELIK Katy (Docteur en droit, spécialiste en bien-être et en épanouissement personnel)

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lundi 2 juillet 2007

Chacun sa place

De nos jours, les enfants considèrent bien souvent leurs parents comme leurs copains. Ces derniers acceptent d’ailleurs sans problème cette situation. Cette une façon pour eux d’élever leurs enfants. Ils pensent que faire preuve d’autorité n’est pas bon pour leur éducation.

Leurs enfants considèrent que tout leur est dû, que tout leur est permis. D’ailleurs, à la moindre remontrance, ils n’hésitent pas à répondre, à critiquer leurs parents comme ils le feraient avec des copains.

Bien entendu, une éducation trop stricte, trop autoritaire n’est pas idéale. Toutefois, il est essentiel que les parents jouent véritablement leur rôle de parents. Ils doivent retrouver leur place dans la famille. Ils sont là pour guider leurs enfants sur le chemin de la vie.

Plus grave encore, parfois même des enfants sont amenés à jouer le rôle des parents. Face à une maman dépressive qui se laisse aller, certains enfants se trouvent dans l’obligation de faire à manger, de faire le ménage, de s’occuper de leurs frère et sœurs, de se consacrer à leur maman.
Certaines d’entre elles peuvent se comporter également comme des copines avec leurs enfants. Elles leur racontent leurs petits malheurs, leur vie sentimentale voire sexuelle. Ce type de comportement ne peut qu’être néfaste pour l’équilibre psychologique de l’enfant. Il est adulte avant son âge. C’est le confronter à des problèmes d’adulte. C’est le faire grandir trop vite, il n’a pas le temps de se construire.

Dans des cas extrêmes, les papas peuvent également dépasser les bornes en considérant leurs enfants comme des partenaires sexuels en pratiquant l’inceste avec eux. Que dire de ce comportement ignoble, intolérable, condamnable au plus haut degré ? C’est criminel, c’est anéantir totalement la vie de l’enfant !

Certains grands-parents ne sont pas en reste. Très actifs, ils ne pensent qu’à sortir, qu’à voyager et refusent de garder leurs petits-enfants. Or, un enfant a besoin aussi de ses grands-parents. S’ils sont dynamiques, tant mieux : ils pourront faire plein d’activités ensemble. Bien souvent, ils ont plus de temps à consacrer à leurs petits-enfants pour cuisiner, jardiner, discuter, se promener, jouer, etc. Leur présence est indispensable. Ils ont une autre vision de la vie que les parents. Ils sont un point d’ancrage pour les enfants, un repère. Ils représentent les « racines » de la famille.

Savoir garder sa place est donc indispensable pour l’épanouissement de toute la famille.
Un enfant que l’on veut faire grandir trop vite, qui a trop de responsabilités aura une vie d’adulte difficile. Des parents ou grands-parents qui ne veulent pas remplir leur rôle éducatif sont fautifs. Un enfant a besoin de repères, de règles pour se construire, mais aussi d’écoute, de compréhension, d’attention. Pour qu’il acquiert une bonne estime de lui-même, il faut lui montrer qu’il est important, que l’on a de la considération pour lui, qu’on le traite véritablement comme l’enfant qu’il est.

Un enfant doit rester un enfant, un parent un parent. C’est ainsi que la famille grandira harmonieusement, sera une vraie famille.


Co-auteurs : BRUNET Isabelle et GAWELIK Katy

samedi 16 juin 2007

Le respect, c’est quoi ?

« Les jeunes ne respectent plus rien ». « Gare à toi si tu me manques de respect ! ». « Je te respecterais si tu me respectes ».
Ce sont des expressions que l’on entend régulièrement. Mais, qu’est-ce que le respect ?

C’est une façon de dire que l’on veut être reconnu en tant que personne, que l’on veut être apprécié, que l’on veut être aimé pour ce que l’on est.
D’ailleurs, ce qui peut paraître étrange, c’est que le mot « respect » se retrouve très souvent dans la bouche des jeunes alors que ces derniers sont très souvent accusés d’être irrespectueux.
C’est un vrai paradoxe.

En fait, pour certains jeunes, le mot « respect » est davantage employé comme un défi, un peu comme « œil pour œil, dent pour dent ». Cela ne semble pas spontané chez eux. C’est plutôt du donnant-donnant : « je te respectes si tu me respectes ». N’est-ce pas galvauder la notion même de respect ?
Le respect, pour les personnes âgées, pour les parents, pour les professeurs, etc. est, en quelque sorte, indiscutable. C’est quelque chose que l’on doit donner sans arrière-pensée, sans attendre de contrepartie. C’est comme si on disait : « je te donne ceci à condition que tu me donnes cela ». Cela, ce n’est pas faire preuve de générosité. Or, le don doit être gratuit. Il ne faut rien attendre en retour. C’est la même chose pour le respect. Il doit se donner naturellement, gratuitement. Cela doit faire partie de soi.

C’est vrai, qu’avant, le respect allait de soi. Enfin, disons plutôt que le manque de respect était moins flagrant.
Cela ne veut pas dire que le respect a totalement disparu de nos jours. La différence c’est qu’aujourd’hui, il faut apprendre le respect. Il n’a plus l’air d’aller de soi. Normalement, ce sont les parents qui doivent nous inculquer ces valeurs primordiales. D’ailleurs, comme on reproduit instinctivement le comportement de nos parents, le problème ne vient-il pas de là justement ? De plus en plus de personnes ne respectent plus le code de la route, sont individualistes, ne respectent plus leurs voisins, les professeurs, leurs parents… Les gens ne se respectent plus entre eux. Et, de ce fait, les enfants ne voient plus le respect dans rien. Il suffit que l’enfant soit livré à lui-même, sans point d’appui, de modèle à suivre, pour que le respect ne soit pas naturel chez lui.

Bien entendu, les jeunes ne sont pas tous à mettre dans le même sac. Il y a bien des personnes âgées qui sont également irrespectueuses et qui se croient tout permis en faisant prévaloir leur grand âge. Elles font preuve de racisme anti-jeunes.
Le respect est donc indispensable à la bonne vie en société, à l’harmonie familiale, sociale. Cela va, du reste, de paire avec l’amour. Avec plus d’amour, il y aura forcément plus de respect. Si on aime les autres, on fait attention à eux, on a de la considération pour eux et le respect vient tout seul

Si le respect ne vient pas naturellement, s’il n’est pas ancré en soi, s’il ne va pas de soi, il faut l’apprendre et c’est l’affaire de tous. C’est à nous de montrer l’exemple, le chemin.


Co-auteurs : BRUNET Isabelle et GAWELIK Katy

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